C.P.F.D. et Hubert BREROT dans la presse et les médias

Article paru dans Paris-Normandie le 10 janvier 2012 :


La une de Paris-Normandie le 10 janvier 2012.


Voir cet article en ligne : sur Paris-Normandie (Neaufles-Saint-Martin) et Paris-Normandie (fédérations), sur La Gazette d'Etrépagny.


Interview d'Hubert Brérot en tant que président de la FNEDRE par FranceBTP.com le 21 octobre 2011 :

La FNEDRE : l’indispensable détection


La FNEDRE (Fédération nationale des entreprises de détection de réseaux enterrés) a été créée pour accompagner l’essor des activités de détection, de localisation et de géo-référencement des réseaux enterrés. Elle épauler les prestataires et travaille activement pour un arrêté et un décret DR-Dict équilibré. Hubert Brérot, le président de la FNEDRE, revient avec nous sur l’évolution de ce secteur.

Réseaux VRD : En quoi l’arrêté sur les DR-DICT va-t-il changer les choses ?
Hubert Brérot : Avant, le métier de prestataire n’était pas reconnu en tant que tel. C’était les entreprises de travaux publics qui faisaient de la détection au coup par coup avec leur matériel. Ils se prémunissaient des accidents, surtout corporels. Il existait, bien sur, des prestataires qui travaillaient sur bon de commandes, pour EDF par exemple, pour vérifier des plans. Par rapport à ce qui a été décrit dans le décret, on parle maintenant d’investigations complémentaires. Le maître d’ouvrage ira chercher des entreprises prestataires afin de remettre les plans à jour, en classe A, +/- 40cm du réseau, en particulier.

R-VRD : Cela doit participer à une véritable explosion du secteur.
H. B. : Effectivement, on voit en ce moment fleurir des demandes très nombreuses de « jeunes entrepreneurs » qui veulent se lancer dans le métier de la prestation. C’est un métier d’avenir.

R-VRD : Le décret va-t-il changer la façon de travailler des prestataires ?
H. B. : Le décret va permettre d’encadrer la profession, notamment au niveau de la formation. Jusqu’à présent, les prestataires étaient formés par les fabricants de matériels. Ces entreprises fournissent en général une formation produit. Maintenant, il va falloir qu’ils soient formés sur les méthodes de détection et qu’ils prennent en compte toutes les techniques de détection, détection électromagnétique et géoradar, afin de repérer tous les réseaux, avec un maximum de précision ; les réseaux gaz en PE par exemple.

R-VRD : La formation est-elle un point important ?
H. B. : C’est un point capital ! De la bonne utilisation des outils de détection de réseaux enterrés dépend la qualité du travail du prestataire. Il faut savoir comment est configuré un réseau HTA ou un réseau basse tension pour le repérer efficacement. Les outils ne réagissent pas de la même façon. C’est un point que l’on avait minimisé. J’ai même vu des fabricants de produits de détections qui annonçaient que leurs machines pouvaient être utilisées sans formation ! Quel danger !

R-VRD : Mais qui va se charger de cette formation ?
H. B. : Les fabricants continueront certainement à dispenser des formations aux acheteurs de leurs produits pour leur permettre d’en tirer le meilleur parti. Mais il va aussi y avoir des entreprises qui vont être spécialisées dans la formation à la détection, ces dernières devront être agrées. C’est ce que je fais en dehors de mon rôle de président de la FNEDRE avec mon entreprise, CPFD (Conseil, prestation et formation à la détection de canalisations enterrées).

R-VRD : Beaucoup d’entrepreneurs se lancent dans ce nouveau marché de la prestation. Sont-ils aujourd’hui assez nombreux ?
H. B. : Actuellement, il n’y a pas encore d’obligation puisque le décret et l’arrêté ne sont pas sortis. Lors de la publication, il y aura peut-être une pénurie dès l’instant où une certification est obligatoire pour être capable de répondre à la demande des investigations complémentaires. Le ministère doit agréer les prestataires par une norme Cofrac. Seuls ces prestataires seront habilités à faire les investigations complémentaires.

R-VRD : Ne risque-t-il pas d’y avoir embouteillage dans les centres de formation ?
H. B. : Le ministère demande qu’il y ait un référentiel qui soit adapté aux prestataires. Il y aura donc des formateurs pour former les prestataires. Le rôle de la FNEDRE est d’encadrer ce processus de formation, afin d’amener un maximum de prestataires vers la certification avant la mise en application définitive de l’arrêté.

R-VRD : Les topographes ont-ils également une lourde responsabilité ?
H. B. : Quand on va donner la position des réseaux, il faut que cette position soit avérée. On devra garantir cette position car le prestataire est responsable de la position qu’il annonce. Topographie et détection ne pourront plus être dissociées. Nous allons travailler avec les assureurs, sur les responsabilités et garanties de chacun.

R-VRD : Comment la tarification va-t-elle se faire ?
H. B. : Là encore, ce n’est pas simple. Par exemple, dans la détection d’une rue complète, il va falloir imputer au prorata des réseaux détectés par le prestataire, le coût lié à la détection du type de réseaux. Il est plus difficile et revient plus cher de détecter une canalisation gaz en PE qu’une ligne HTA. Comment expliquer à Gaz de France qu’ils devront payer plus cher qu’EDF ? Là encore, les débats ne sont pas clos pour trouver la façon de montrer que les tarifs annoncés sont les bons afin de ne pénaliser personnes et de ne pas enclencher une guerre des prix. Il y a un gros travail d’harmonisation à faire.


Par Sébastien Battaglini, le 21-10-2011 :
http://www.francebtp.com/reseaux/article/2011/10/21/64040/fnedre-indispensable-detection.php


Article sur la création de la FNEDRE dans LaVieDesRéseaux.com le 11 juillet 2011 :

« La FNEDRE est née en février dernier de la volonté de cinq membres fondateurs (1). Notre but est de fédérer les différents acteurs de la détection de réseaux enterrés et de mieux nous faire connaître des maîtres d’œuvre et des maîtres d’ouvrage. Une meilleure identification de notre profession permettra de sécuriser les chantiers en amenant plus de précisions sur les plans des concessionnaires » , explique Philippe Aymard, membre-fondateur et vice-président de la FNEDRE. Ouverte aux prestataires de détection, aux fournisseurs de matériel et aux géomètres, la fédération rassemble aujourd’hui une vingtaine d’adhérents. « D’ici la fin de l’année, nous devrions être une quarantaine, et, à terme, nous espérons compter une soixantaine de membres » , ajoute Philippe Aymard.

La FNEDRE apporte également ses compétences lors des différentes commissions sur le projet d’arrêté DT - DICT. « Nous voulons inciter les responsables de projet et les exécutants de travaux à réaliser de la détection avant tout chantier » , fait savoir le vice-président. La FNEDRE participe d’ailleurs aux expérimentations DT – DICT à Orléans et Perpignan. Pour les experts de la détection, les informations délivrées par les exploitants dans le cadre des DR/DICT ne sont pas suffisamment fiables pour travailler en toute sécurité. « Les réseaux sont parfois mal cartographiés » , constate Philippe Aymard qui estime avoir une mission pédagogique à remplir auprès des acteurs des travaux publics.

(1) Hubert Brerot (formateur), président ; Christophe Norgeot (Le Matériel de Sondage), trésorier ; Philippe Aymard (Détect-Réseaux), vice-président Communication ; Benoît Gutton (Détection Dérivation Réseaux), vice-président Technique ; et Icheme Djebbar (Technisol), vice-président Normes.

Source :
http://www.laviedesreseaux.fr/Consultez-nos-themes-reseaux/Autres/Les-entreprises-de-detection-de-reseaux-enterres-creent-leur-federation